MOTÖRHEAD – PARIS ZENITH 2014

Ma chronique du concert écrite le lendemain du concert, j’avais tort d’avoir raison… RIP Lemmy :

Si le Zenith n’affichait pas complet ce mardi soir, il était sacrément rempli pour accueillir un des derniers (?) « Dieux » du hard rock, j’ai nommé Lemmy !

Après moult annulations et reports de concerts, Motörhead était bien présent pour en découdre avec le public Parisien et pour leur prouver que le groupe était toujours vivant à l’image de leur excellent dernier album studio « Afershock ».

Quelques minutes avant que le groupe n’arrive sur scène, je ne pus m’empêcher de repenser à la première fois que j’ai vu le groupe en concert : C’était en 1982 au Bataclan et à l’époque, Motörhead incarnait toute la puissance du hard rock qu’aucun groupe ne pouvait égaler. 32 ans après, Motorhead est toujours présent même si je me doute que c’est bien la dernière fois que je le verrais en concert.

Le public assez éclectique va, j’espère, lui faire une ovation phénoménale et c’est à ce moment que les lumières s’éteignent et que le groupe arrive sur scène. Lemmy est là, on le voit tout de suite diminué certes, mais dès le premier titre « Shoot you in the back », Motörhead envoie toujours la sauce !

Et si pendant longtemps, pas mal de personnes ne voyaient que par la formation originale, ce trio qui sévit maintenant depuis de longues années est absolument dévastateur avec notamment Mikkey Dee, un des meilleurs batteurs de hard rock qui est gigantesque sur sa batterie, martelant ses fûts inlassablement, en gardant une rythmique implacable avec la basse de Lemmy, ce qui donne à certains titres une surpuissance de feu de Dieu ! Phil Campbell est également un guitariste exceptionnel qui joue d’une façon fluide et n’oublie pas les racines du Blues et du Rock’n’roll.

Les titres s’enchaînent « Damage case », « Stay clean », « Metropolis »… La voix de Lemmy ne tremble pas et sur les petites pauses, il en profite pour nous balancer des vannes. « Over the top » et le solo de Phil Campbell nous obligent à penser que pendant ce temps, Lemmy récupère un peu.

Le groupe repart avec « Suicide » et « Rock it » du fameux « Another perfect day », qui à l’époque avait créé pas mal de remous parmi les fans avec l’arrivée de Brian Robertson à la place de Fast Eddie Clarke. Mais la nostalgie me joue des tours et justement pour couper court aux souvenirs d’antan, le groupe en profite pour nous balancer le génial « Do you believe » issu du dernier album ! Le festival continue avec « The chase is better than the catch », trop court bien sur mais Motörhead enchaîne avec l’excellent « Lost woman blues » issu encore du dernier album.

La setlist assure avec « Doctor Rock » issu de « Orgamastron » avec un solo de batterie explosif de Mickey Dee. Puis nous avons droit au heavy « Just Cos you got the power ». C’est franchement jouissif de voir et d’entendre le groupe, surtout quand j’entends les premiers accord du Rock’n’roll « Going to Brazil ». Les frissons arrivent avec « No class » puis « Ace of Spades ». On est heureux et on chantent comme des fous furieux sur le refrain mais on sent que la fête va bientôt s’arrêter et nous sommes déjà un peu triste car effectivement le groupe quitte la scène…

Il y a une partie du public pas vraiment enthousiaste, en effet, certains dans les gradins ne se lèvent même pas, mais si tu ne lèves pas pour Lemmy, alors tout d’abord, tu es vraiment trop vieux, mais surtout qu’est-ce que tu fous là ? Pendant ma réflexion, d’autres comme moi hurlent et ne veulent pas que cela se termine. Motörhead a déjà prévu un rappel et le Zenith a droit à un « Overkill » qui se voudrait interminable tellement c’est bon !

Avant que le groupe ne quitte la scène, j’espère un autre titre : « The Hammer » ou « We are the road crew » et cela aurait été le bonheur complet. Mais non le groupe quitte définitivement le Zenith et une partie du public encore une fois me scie littéralement. Les gens se dépêchent de sortir alors que je m’attendais à ce que tout le public scande le nom de Lemmy et qu’il l’entende jusque dans les backstages mais non, il faut se dépêcher de prendre le métro…

Motorhead nous a proposé un concert énorme car à 68 ans Lemmy peut vraiment sortir la tête haute et avec les honneurs. Motorhead sera normalement présent au Hellfest mais si Motorhead avait donné ce soir son dernier concert à Paris, on pourra dire : « oui j’ai vu Lemmy et c’était fort, c’était très fort ! » .Merci Lemmy !

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