Frank Dimino / Old habits die hard (2015)

Frank Dimino le chanteur du légendaire groupe Angel nous revient avec un album solo intitulé « Old habits die hard » sur le label Frontiers.

La pochette montre un Frank Dimino avec à côté de lui, un pied de micro où sont accrochés une paire de platform boots comme une paire de vieux gants de boxe prêts à être enfilés pour remonter sur le ring.

Sur la photo au verso, on retrouve le chanteur assis avec le vinyl d’Helluva Band à ses pieds (le deuxième album du groupe), deux filles à moitié nues sur une table et une photo de lui-même sur son ordinateur aux grandes heures de gloire de son ancien groupe.

Le chanteur annonce la couleur et on a très envie de découvrir cet opus même si les craintes restent présentes avec en mémoire le retour manqué du groupe en 1999 avec l’album « In the beginning ».
En effet, les compositions étaient loin d’être transcendantes et quatre titres sauvaient l’album du chaos.
On retrouvait également un Frank Dimino diminué vocalement où ses envolées majestueuses faisait place à une voie éraillée ne pouvant rivaliser avec ses performances d’antan.

Mais dés les premières notes de « Never again », on retrouve confiance et l’univers d’Angel est bien là avec la présence au solo de Punk Meadows
! Ce premier titre pêchu est un vrai bonheur !

Et si effectivement la voix de Frank Dimino n’est plus celle que l’on a connu se rapprochant parfois plus d’un Phil Mogg, on sent bien que le chanteur a travaillé et qu’il connait aujourd’hui parfaitement ses limites et garde au final toute son authenticité.

« Rockin’ in the city » qui s’enchaîne continue dans ce hard rock seventies d’une très bonne facture appuyé par un orgue hammond qui prend aisément sa place.
Ce « Rockin ‘in the city » est très entraînant avec notamment un superbe solo de guitare, ce qui nous fait souligner la pleiade de musiciens qui accompagnent Dimino et qui sont tous excellents.

On peut citer Oz Fox de Stryper qui va nous envoyer de sacrés solos sur chacune de ses interventions, un grand plaisir de voir une rencontre avec deux membres de mes groupes préférés.

« I can’t stop loving you » est un mi-tempo où Dimino nous prouve totalement qu’il est revenu à un haut niveau avec cette fois certes éraillée mais où l’on retrouve l’esprit et l’univers d’Angel notamment sur le break.
Un morceau lourd, puissant avec une touche de progressif soutenu par des choeurs.
Et si certains diront qu’il n’est pas d’une grande originalité, il reste sacrément efficace !

« The rain’s about to fall » est un morceau pêchu toujours dans un style seventies avec une grosse influence Deep Purple.

Quand arrive « Even Now » une superbe ballade où la pureté de la voix de Frank Dimino est ressuscitée, c’est tout simplement splendide !

« Tears will fall » est un morceau lourd et envoûtant qui enchaîne parfaitement après le précédent morceau, alors que « Mad as hell » est un morceau speed qui tient la route mais il s’avère être le titre le plus faible de l’album.

« Sweet sensation » Un riff dans le genre « Lick it up » de Kiss sur le couplet, un titre bien sympa qui encore une fois prend son envol au solo de guitare.

Et ça continue avec « Tonight’s the night » un titre bien rock’n’roll et assez délirant avec une rythmique solide et des guitaristes toujours très inspirés !

« The Quest » un morceau speed dans un style qui se rapprocherait de Stryper avec un génial solo d’orgue hammond.

On peut souligner que musicalement, il y a eu un énorme boulot et le résultat est réellement convainquant.

L’album se termine justement par un « Stones by the river » qui est magnifique, avec un mélange de rock sudiste soutenu par des choeurs au style Gospel, un des meilleurs morceaux de l’album.

La version japonaise nous offre en « bonus track », la version acoustique de la ballade « Even Now », indispensable pour tout fans du chanteur.

Un retour réussi de la part de Frank Dimino où les titres collent parfaitement à son timbre de voix, un album très classique et seventies qui ravira tous les fans dans ce style.

Dimino :
Chant : Frank DiMino
Guitares : Oz Fox, Paul Crook, Jeff Labansky, Pat Thrall, Punky Meadows, Jeff Duncan, Eddie Ojeda, Dylan DiMino, Rickey Medlocke
Claviers : Justin Avery
Basse : Danny Miranda
Batterie : John Miceli

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