BETH HART / BETTER THAN HOME (2015)

Ca y est, Beth Hart est connue de tous et cela est mérité pour une des plus grandes voix du blues, de soul et du rock de ces dernières années.

Pour ceux qui connaissaient la belle avant sa reconnaissance et sa découverte notamment en France grâce à Joe Bonamassa, nous avons vu opérer le changement.
Au niveau vestimentaire, Beth est passé du jean moulant et de son aspect sauvage à la robe large à fleurs avec des musiciens de plus en plus propre sur eux.

De ses influences de Led Zep à Janis Joplin, nous sommes passés à Amy Winehouse et Adèle, tout en restant fidèle bien sur aux divas de la soul, dans la mouvance actuelle, ce style ne fait pas peur au public.

« California » annonçait un tournant dans ses compositions mais Beth gardait en live son énergie rock et un « I don’t need the doctor » ou un « Rock’n’roll » de Led Zep terminait fréquemment ses concerts.

Heureusement Les deux albums avec Joe Bonamassa permettaient de retrouver Beth Hart grâce à une partie de ses influences et de connaître enfin la notoriété, même si il me manquait un petit quelque chose, un « Thank you » de Led Zeppelin aurait été magnifique.

« Boom boom bang bang » annonçait définitivement un changement, mais restant attaché au grain de sa voix, l’album s’avéra très agréable même s’il s’arrêta de tourner rapidement sur ma platine.

Et voici son nouvel album « Better than home », avec ses onze nouvelles compositions, au regard d’une pochette réussie qui donne envie de les découvrir et surtout qui nous replonge dans la Beth hart qui nous a fait craquer avec « Leave the light on », « mama » et tant d’autres…

Pour les personnes aimant les albums cool sans vraiment connaître la Beth Hart des premières années, « Better then home » va s’avérer être très agréable et si Beth nous touche encore avec un titre comme « Tell’em to hold on » l’ensemble manque cruellement de sensibilité.

Les mélodies ne sont plus accrocheuses comme sur ses premiers albums et musicalement on se demande pourquoi ses musiciens de scène (et anciennement de studio) ne participent plus aux enregistrements ?

Les morceaux semblent être retouchés comme les photos du digipack, trop lisse, trop propre et l’on sent bien que les titres ne sont pas joués live et que Beth Hart pose sa voix avec une impression que les musiciens sont loin, bien loin…

On connaît le passé de Beth Hart, toute sa violence et sa colère, ses dérives qu’elle a exprimée au travers de sa musique et qui se sentait dés les premières intonations et qui vous prenait les tripes.

Sans tomber dans l’excès, il faudrait que Beth Hart retrouve de la hargne sur certains morceaux car par exemple, si vous prenez « Trouble », ce titre devrait être impressionnant mais au final, on a droit à un morceau sympa que l’on passera au cours d’un repas entre amis, mais on ne veut pas de ça avec Beth Hart, non !
Il faut écouter ces musiciens qui jouent juste mais qui ne transpirent pas et côté folie, on repassera !

Ce n’est même pas le côté ballade ou acoustique qui fait défaut, Beth Hart excellant dans le genre !
Ce sont les compositions qui ne sont pas assez calibrés, mais surtout l’enregistrement et la production qui ne sont pas à la hauteur !

Et soyons franc, il manque un vrai morceau de rock, un vrai morceau de blues qui vous prend les tripes.

Prenons encore quelques titres au hasard, Pas de frissons à l’horizon sur la ballade « We’re still living in the city » qui ne décolle pas ou « The mood that I’m in » qui groove gentiment mais c’est comme si il ne fallait pas froisser l’auditeur : « On y va doucement les gars, faut pas faire dans le brutal ! »

Et franchement je ne suis pas intéressé à écouter ces morceau en concert alors que j’avais tant rêvé d’entendre tous les morceaux de ses premiers albums en live et la première fois, ce fût absolument magnifique !

Un album trop sucrée, trop mielleux qui donne un coté presque banale à cette artiste unique et sublime quand on écoute par exemple « Mechanical heart » et son orchestration ratée.

Il y a heureusement ce morceau « As long as I have a song » qui nous ramène à la Beth que l’on aime et qui nous touche mais c’est trop juste, mais on garde de l’espoir…

Il y a toujours un avant et un après et je conçois tout à fait que Beth Hart décide de continuer à avoir du succès et un public nombreux pour assister à ses concerts.

La belle avait besoin sans doute de souffler et de se dire, ça y est, j’y suis arrivée et elle s’est posée avec cet album.
C’est tout à fait compréhensible mais pour le moment je laisserai donc ma place aux nouveaux admirateurs et je m’en retourne à ses premiers albums jusqu’au splendide « 37 days »…

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