Beth Hart / Joe Bonamassa / SeeSaw (2013)

SeeSaw est le deuxième album en collaboration avec Joe Bonassama, il contient principalement comme le précédent « Don’t explain » des standards de Jazz et de Blues.
Beth Hart n’a pas chômé puisqu’il sort quelques mois seulement après la sortie de « Bang Bang boom boom » son dernier album studio, mais il est normal de battre le fer quand il est en chaud et de profiter de sa « naissance musicale » sur la scène européenne, nous nous en plaindrons pas, bien au contraire !

L’album a été enregistré approximativement en même temps que « Ban Bang Boom Boom » puisqu’il reprend les mêmes musiciens, Anton Fig à la batterie, Ron Dziubla au saxes, Lee Thornberg aux trompettes et trombones, Arlan Schierbaum aux claviers, orgues et pianos, Michael Rhodes à la basse (sur 2 titres), les autres musiciens composant l’album sont également ceux qui étaient sur « Don’t Explain » dont Carmine Rojas à la basse et Blondie Chaplin à la guitare rythmique. Alors peut-être que certains titres avaient été déjà mis en boite en 2011 ?

Alors, si l’on voulait résumer rapidement le contenu de cet album, il suffirait de ne donner que des adjectifs élogieux tant la présence vocale de Beth y est encore une fois sublime.

La guitare de Joe Bonamassa parfois en retrait est subtile, son jeu fluide et empreint de feeling, fait de Joe Bonamassa un grand guitariste car il sait choisir ses moments pour se dévoiler et nous envoyer de sacrés solos.

L’album débute par « Them there eyes » un morceau d’Ella Fitzgerald, un Jazz swing qui de suite vous envoûte, la voix de Beth est toujours aussi somptueuse.

« Close to my fire » le 2ème titre est plutôt un jazz langoureux, je ne connaissais absolument rien de ce titre que l’on retrouve sur un EP sorti en 2010 du groupe Stackwax avec une chanteuse au nom de Anne Leyne. Excellent choix au demeurant.

C’est avec un titre de Tina Turner que le duo continue, « Nutbush city limits » est un morceau bien rock, rentre dedans comme il faut avec un riff d’enfer et qui convient parfaitement à Beth.

Le morceau suivant est encore une excellente surprise puisqu’il s’agit du morceau d’Al Kooper « I love you more than you’ll never know », superbe choix et magnifique ballade bluesy, 7 minutes de bonheur, mais ai-je besoin de le préciser ?
A noter que Amy Winehouse avait également repris ce titre.

On enchaîne avec un morceau de Randy Weeks, « Can’t let go » excellent titre rock blues sorti en 2010 sur l’album « Madeline », très entraînant, en live ça va être super bon ça !

«Le titre suivant est encore une fois un très bon choix « Miss Lady » de Buddy Miles continue sur un Rythm & Blues enivrant, un bien bel hommage à ce grand musicien batteur et chanteur qui aura sorti au minimum une quinzaine d’albums et qui aura également joué avec Jimi Hendrix, décédé en 2008. A découvrir si vous ne le connaissez pas, commencez donc par le « Best of Buddy Miles » où d’ailleurs vous retrouverez le morceau original.
Une superbe reprise où la batterie d’Anton Fig, la guitare de Joe et la voix de Beth font des étincelles !

On retombe de haut avec le titre suivant et pour ma part, ce sera le seul bémol de cet album, une reprise de Melody Gardot…
« Yf I tell you I love », alors pour tout vous dire, je trouve l’artiste loin d’être extraordinaire et son chant m’ennuie profondément, tout en étant peut-être une bonne compositrice, le morceau par Beth Hart passe sans problème, mais j’ai du mal à comprendre ce choix, le seul petit plaisir est d’entendre susurrer Beth Hart « Je t’aime » en français, pour le reste…

« Rhymes » d’Al Green redonne des couleurs à l’album avec ce titre soul/Funk issu de l’album « Is love » sorti en 1975. Je trouve cette reprise meilleur que l’original, notamment avec l’apport des chœurs et des cuivres, la guitare de Joe bien présente et Beth toujours parfaite en leader.

On repart dans l’excellence avec « A sunday kind of love » connu pour être un succès d’Etta James, Beth y est magique, un pur moment d’émotion…

« See Saw » morceau chantée par Aretha Franklin est également superbe, ça groove, quel pied !

L’album file à une allure incroyable et se termine déjà par « Strange fruit » composé en 1946 et chanté par Billie Holiday et Nina Simone, superbe titre à l’atmosphère émouvante et prenante puisque la chanson fût composé pour dénoncer les pendaisons de la communauté noire qui avait lieu dans le sud des états-unis et auxquels les blanc tel un spectacle assistaient habillés sur leur 31.

Pour conclure un album à posséder absolument, un album hautement recommandé pour tous les fans de blues, de rock, de jazz et bien sur pour tous les fans de Beth Hart qui prendrons une grande dose de plaisir à l’écoute de ce « See saw ».
C’est aussi l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des standards du blues et du jazz.

Un SeeSaw presque parfait car à part cette reprise de Mélody Gardot plutôt insipide (oui je sais j’insiste, mais j’aurai préféré une reprise plus rock voire hard rock comme par exemple « I don’t need no doctor » ou une reprise de Led Zeppelin repris plusieurs fois en Live) mais ceci n’est que mon humble avis et de nombreux «nouveaux » fans ne trouveront rien à redire sur cet album.

Peut-être aurons-nous droit à un troisième opus ?
L’avenir nous le dira !

Beth Hart sera de retour à l’Olympia le mercredi 12 mars 2014, places déjà en vente sur le site de l’olympia et la Fnac.

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