GERARD WAY / CONCERT AU TRABENDO LE 18/01/2015

En arrivant devant le Trabendo, la première surprise fût de découvrir un public très jeune avec pour certains accompagnés de leurs parents.

Quelques fans portent des tee-shirts de My Chemical Romance et justement même si le groupe était destiné en grandes parties aux teenagers, je connaissais pas mal de fans de tout âges qui s’étaient déplacés en 2005 dans cette même salle pour voir le groupe américain.

Une fois à l’intérieur de la salle, une partie du public se bloque devant la scène et les autres s’accrochent où ils peuvent ( certains sont déjà fatigués ce soir ?).
La deuxième surprise, c’est que le Trabendo n’affiche pas complet.

La lumière s’éteint pour laisser à la première partie, qui d’ailleurs n’était même pas annoncée et c’est le groupe anglais Nothing but Thieves qui officie pour chauffer la salle.

Ce groupe qui donne dans une pop parfois groovy ou un peu plus rentre-dedans comme sur le titre « wake up call » a l’air d’être connu par une partie du public.
Le chanteur a une excellente voix et une bonne prestance mais le groupe manque encore de maturité et certains titres ont du mal à tenir la scène, au final, leur court set ne m’a pas vraiment impressionné.

Après une petite pause, c’est à 21h que Gerard Way et the Hormones monte sur scène. Les quatre musiciens qui accompagnent le chanteur sont tous habillés d’une chemise blanche et cravate noire et prennent place, Gerard Way lui est en costume, les cheveux teint en blond et ça démarre rapidement avec « The bureau » titre qui ouvre son album solo.

D’entrée, on sent le chanteur très à l’aise et il enchaîne rapidement « Action cat » puis « zero zero », le public est réceptif et le mélange post punk et power pop est vraiment excellent.
A la fin du morceau le public scande son prénom et Gerard ironise et commence à nous parler de son histoire ; de New York, de son frère et de nous dire qu’il ne pensait pas vivre après 25 ans.

Cela nous donne également une réponse pour qu’il puisse rester un peu plus longtemps sur scène car s’il ne veut plus reprendre des titres de son ancien groupe et tourner définitivement la page, il était obligé de trouver une alternative ou de faire plusieurs reprises.

C’est reparti avec l’excellent « Juarez » qui explose tout, ce morceau est puissant et bordélique, c’est super bon, ça déménage et la fin surprend le public qui en redemande !

Mais le chanteur a décidé de continuer à parler sur des sujets qui le touchent,notamment le fait de croire en soi, quelque soit son envie et son art.
Le concert va donc s’alterner entre petits discours et morceaux mais l’énergie ne disparaît pas, au contraire, Gerard Way et son côté charismatique créé un lien intime avec le public de ce soir.

Les deux morceaux qui suivent reflètent le côté pop avec tout d’abord « Drugstore perfume » puis «Television All the Time ».

Puis le groupe entame les premières notes de « the water is side » issu de la BO de Tusk, la magie opère sur cette ballade où Gerard Way nous transporte.
Puis ça repart sur « Brother » qui a bien des petits airs de My Chemical Romance et le public redonne de la voix, un morceau qui fonctionne vraiment bien en live.

« Get the gang together » morceau post punk qui me fait penser au premier album d’Adam and the ants, le riff est vraiment prenant et on voudrait que ça dure plus longtemps avec ce refrain qui nous bouffe le cerveau !

Et ça continue avec « How It’s Going to Be », on sent que le concert monte en intensité et lorsque le groupe enchaîne avec « maya the psychic », morceau power pop par excellence, ça me fait penser à Cheap Trick par moments (oui je sais, je suis un grand malade), le public est en transe, The Hormones se lâchent de plus en plus et le morceau « No show » arrive à point nommé, incroyable !
Tous les titres de l’album prennent véritablement de l’ampleur en live !

Gerard Way termine le concert par une reprise de The jesus and Mary Chain « Snake driver », un contraste qui convient parfaitement pour Gerard Way qui propose des titres entre power pop et rock alternatif mais la reprise est d’excellente facture et le guitariste en profite pour envoyer des vrais solos.

Le groupe quitte la scène et bizarrement le public ne réagit pas, comme si Gerard Way les avaient Hypnotisés…
Mais après quelques instants, le public hurle, scande son nom, tape dans ses mains et le groupe revient rapidement sur scène.

Il nous annonce qu’il va jouer un tout nouveau morceau « Kid Nothing » et dés le premier couplet, on sent que ce morceau est juste excellent, dans un genre de Glam /power pop avec un final où la basse ronronne comme il faut, les frissons parcourent la salle, puis le groupe enchaîne une dernière fois sur un titre dans un style rock alternatif « Don’t try » qui s’avère encore d’un très bon niveau.

Gerard Way quitte la scène sous les hurlements et les applaudissements du public complètement conquis, le Trabendo a vécu un grand moment qui ont l’espère se reproduira très vite avec le retour du Dandy qui aura sous sa veste de nouvelles compositions.

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