WIRELESS / NO STATIC 1980 ( 2012 remaster Rock Candy)

Le label Rock Candy est un vrai bonheur pour tous les fans de hard rock, tout d’abord en nous ressortant des albums cultes et des albums attendus de tous et puis, le label nous gratifie quelque fois de petites perles pratiquement inconnus et c’est justement un de ces groupes que je vais parler ici.
Dans ma jeunesse, dans les années 80, je me souviens bien avoir écouté le deuxième album du groupe qui à l’époque de mon adolescence ne n’avait pas transcendé.
Il a donc fallu attendre quelques années (le mot est faible non ?) pour découvrir ce troisième et dernier du groupe.

Après deux albums parus et pas vraiment de succès à l’horizon, ce groupe canadien n’est pas loin de la séparation mais la rencontre avec Geddy Lee (chanteur et bassiste de Rush) leur donne l’occasion de continuer l’aventure pour un troisième opus, Geddy Lee assurera la production.

Et dés le premier titre, on sent que Geddy Lee a su donner toute l’énergie au groupe et sans aucun doute les a aidé pour donner aux morceaux leur plus grande créativité.

Le hard rock de Wireless se mélange à un power rock pêchu des années 80’s et au hard rock plus classique des seventies.
Les deux premiers titres sont plutôt dans un style 80’s, la batterie est rapide et les coups de caisse clair secs, puis dés le troisième titre « Go nacked through the world », on se rapproche d’un Bad Co, voir d’un U.F.O. car la voix accrocheuse de Mike Crawford nous fait penser à Phil Mogg.
« One of a kind » on reste dans le hard rock avec de petites touches ingénieuses au niveau guitares.
« East of the sun, west of the moon » morceau mélodique, il y a ce côté caractéristique des groupes canadiens, on songe forcément à April Wine.
Sur les deux titres suivants « Deep heat » et « Warm night with a 3/4 moon » il y a cette ingéniosité, les mecs assurent un maximum, il y a ces ponts, ces riffs, cette basse batterie délirantes et carré, le travail est énorme, les mecs pourraient partir en délire Jazz Rock que cela ne gênerait personne.
On sent la patte de Geddy Lee et quand on sait que le prochain album de Rush qui sortira sera le chef d’oeuvre « Moving Pictures », nous ne sommes pas étonnées du résultat avec ce côté post moderne.

L’album se termine par le superbe et très « UFO », « Journey of a possible hero », ce dernier titre aurait du faire partie des morceaux cultes du hard rock des années 80’s, mais hélas il est vraiment trop court et une version de dix minutes aurait mis ce titre au rang de chef d’oeuvres avec des solos de guitares infernaux !
On reste un moment dans la frustration car au final cet album dure à peine 32 minutes et c’est vraiment le seul reproche que l’on peut lui faire.

Malgré ce troisième album, le groupe se séparera quelques temps plus tard.

Saluons de nouveau Rock Candy, qui grâce à eux, les deux albums existent aujourd’hui (je préfère pour ma part celui-ci) et le travail de remasterisation est vraiment excellent.

Fans de hard rock ou curieux de découvrir des groupes peu connus enfouis dans les profondeurs vinyliques, ce « No static » vous donnera le plus grand plaisir !

7/10

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