TIM CURRY / READ MY LIPS (1978) REISSUE 2017 BAD REPUTATION

Je ne sais pas si en 2017, les fans de rock vont se rendre compte que le label Bad Reputation vient de ressortir un chef d’oeuvre de la fin des années 70’s, le premier album solo de Tim Curry sorti en 1978.

Car au-delà du fait que les « vrais » fans de Rocky Horror Picture Show vont se jeter sur cet album (il existait d’ailleurs une édition limitée des 3 albums solos de Tim Curry édité par son fan club, mais cela ressemblait plus à une copie cd-r qu’autre chose), ce « Read my lips » est un monument du rock surtout pour les fans d’Alice Cooper période « Welcome to my nightmare » et « Go to hell », ou encore de Lou Reed avec « Rock’n’roll animal et son live, car vous allez y retrouver une ambiance, un son et des orchestrations similaires et ce n’est pas un hasard puisque l’on retrouve le grand Dick Wagner sur l’ensemble de ces oeuvres mais aussi et surtout, l’ingénieux Bob Ezrin (Kiss,Alice Cooper) aidé de Michael Kamen (Bowie) à la production!

Les trois bonhommes vont jouer sur cet album et vont s’entourer de grands musiciens de studios de l’époque comme John Tropea et Robin Miller, les deux remarquables sessionmen New-Yorkais, Charles Collins, le batteur de Philadelphie et Allen Schwartzberg, le percussionniste Jimmy Maelin et le bassiste Bob Babbitt. D’autres guest font leurs apparitions comme Nils Lofgren, Joe Venuit et Max Kaminsky.

Et c’est ce qui fait de « Read my lips une sorte de concept album, car bien que chaque titre possède son univers, il s’assemble parfaitement les uns aux autres créant le meilleur enchaînement possible mettant en lumière également une connivence évidente entre les musiciens.

Quand « Bird of a feather » ouvre la danse, la voix de Tim Curry tellement originale, suave et groovy, qu’elle vous donne des frissons au moindre phrasé et musicalement, on est proche de « Go to hell », un morceau de rock de grande classe !

« Wake nicomedus » avec la participation du Régiment des tambours des 48ème Montagnards de Toronto, le morceau est bien heavy et les guitares et les cornemuses s’accordent à merveille, il y a cette sorte de grandiloquence que l’on retrouve dans la production d’Ezrin.

L’album continue de manière surprenante avec le morceau des Beatles « I will » joué en Reggae avec un solo d’accordéon de Nils Lofgren, délirant !

Arrive ensuite « Brontosaurus » une reprise de Roy Wood et de son groupe The Move datant de 1970, la version de Tim Curry est bien heavy, elle vous enterre profondément dans votre fauteuil, on pense évidemment à « God of thunder » de Kiss.

« Alan » est une ballade écrite par Tony Kosinec, et comme on peut le retrouver dans The Rocky Horror Picture Show, la voix de Tim peut-être glaçante autant qu’émouvante, sa personnalité charismatique prend tout son sens avec son côté Mister Jekyll et son côté Mister Hyde.

Vous l’aurez compris, si cet album contient pas mal de reprises, elles sont complètement modifiées à la sauce Ezrin, Wagner et Curry (non je ne l’ai pas fait exprès) et c’est encore le cas avec « All I want » de Joni Mitchell qui se retrouve dans une version style Glam Rock.

Il ya dans cet album éclectique, du rock, du reggae et du blues et lorsque je parle du blues, on se retrouve avec un des meilleurs morceaux de blues des années 70’s, j’ai nommé le sublime « Sloe Gin », la première fois que j’ai écouté ce titre dans les années 80’s (lorsque j’étais jeune), il m’a électrifié et c’est ce titre qui m’a ensuite amené à aimer le blues.
Je n’ai pas tellement été étonné lorsque j’ai entendu la version de Joe Bonamassa en 2007 sur l’album éponyme, Joe Bonamassa donne une version incroyable de ce morceau qui l’a du écouter sans doute des centaines de fois et continue de le jouer souvent en live. Une preuve supplémentaire que ce « Read my lips » fait partie des classiques du rock !

L’album continue avec « Harlem on my mind » un morceau de Irving Berlin datant de 1933, Tim Curry mélange entre une version d’origine et une version rock, les deux lui vont si bien, le côté cabaret lui va comme un gant de cuir…

L’album se termine à la façon de « I’m going home » dans The Rocky Horror Picture Show (on peut également encore évoquer Alice Cooper) avec une superbe ballade avec orchestre « Anyone had a heart », la voix de Tim Curry est toujours aussi sublime.

J’ai attendu cette réédition durant des années et je suis très heureux qu’elle puisse exister et aussi fière que ce soit un label français comme Bad Reputation qui soit à l’origine de cette réédition.

Et justement cette réédition nous propose deux bonus tracks avec tout d’abord un morceau bien groovy de John Philips « Just thourteen » et ensuite une reprise de Diana Ross & The Supremes « Baby love » de 1964, la cerise sur le gâteau !

La remasterisation de Jean-Yves Legrand est impériale et redonne toute la valeur du travail de l’époque, il faut donc tirer un énorme coup de chapeau à Eric Coubard pour cette fantastique réédition !!

Incontournable !

10/10

PS :Tim Curry aura sorti 3 albums solos dont deux maintenant réédités par Bad Reputation, même si le troisième « Simplicity » sorti initialement en 1981 n’est pas le meilleur des trois, il serait dommage de ne pas finir le travail…

Pour acheter l’album, c’est ici :
http://badreputation.fr/TIM-CURRY-READ-MY-LIPS

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