GIN LADY / ELECTRIC EARTH (2017)

Quel plaisir de retrouver de nouveau nos amis suédois de Gin Lady pour ce 4ème album qui s’intitule « Electric Earth », tout un programme !

La pochette que l’on pourrait penser sortir d’un film d’animation des années 70’s avec ces humains (ou non) découvrant des instruments géants, un peu à la manière de Dieux de la musique qui peuplaient la terre d’autrefois est très bien imaginée.
Donc sans surprise, dés le premier titre « flower people » on se plonge dans l’univers du groupe aux essences seventies à tendance psychédélique.
Comme le groupe depuis 2012, nous a toujours proposé de superbes albums, on a cette impression « magique » qu’il ne peut en être autrement, oui une impression sûre de passer un excellent moment.

« I’m your friend » le deuxième titre tire plus vers le folk, on peut penser à un morceau de Wicked Lester ou d’un mélange de Simon And Garfunkel et de T.Rex. Les morceaux s’enchaînent, « Badger boogie » qui porte bien son nom et qui nous fait respirer le blues, « The things you used to do » qui vous fera penser à John Lennon and co.

La section rythmique et l’orgue hammond s’entendent à merveilles et les guitares sentent bon les routes californiennes, tout est fluide et il y a une alchimie et une mélancolie dans ce groupe qui ne sont pas communes, les musiciens sont au diapason comme sur « Mercy », voix sur guitare acoustique pour l’introduction puis tout s’envole et les frissons vous parcourent le corps.

« Brothers of the canyon » aurait pu être composé par les Allman Brothers dans les années 70’s tout comme « Rolling Thunder » où l’on croirait entendre un classique du rock sudiste !
On poursuit avec un génial et électrique « Water and sunshine », « Wasted years » et « Running no more » qui clôture cet opus d’une magnifique façon.

Oui, Gin Lady se rapproche sur cet album de plus en plus au rock sudiste avec une approche parfois psychédélique (comme nous le propose sur certains albums, Chris Robinson), mais on sent également une grande influence du rock californien.

Un album où les compositions sont en grande partie plus cool que sur ces albums précédents mais où l’on retrouve sur l’ensemble, cette qualité d’écriture et d’orchestration.
Je ne parlerais pas d’évolution mais plutôt d’exploration musicale que Gin Lady réalise pour la quatrième fois avec génie.

Au-delà que ce « Electric Earth » soit résolument trop court (moins de 40 mns ), il n’en reste pas moins un album splendide et inspiré où les mélodies et les solos de guitares nous donnent un plaisir fou.

9/10

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