OVERWIND / I CAN DO IT AGAIN (2018)

Overwind s’est formé en 2013 à Krasnodar (Russie) et après plusieurs changements de chanteurs, il recrute pour ce troisième album le chanteur espagnol Diego Teksuo et sur la fiche de présentation, Overwind lorgnerai vers un heavy métal à tendance progressif avec des passages de voix death, tantôt grunge et des sons électro… Aïe aïe aïe ! Je le dis tout de suite, je suis réfractaire à ce genre de métal, voir allergique !

Et surtout je suis un parfait néophyte, mais bon le cd devant moi, j’ai quand même pris l’initiative d’insérer le cd dans ma platine.
Et dés la premier morceau « Labyrinth » la surprise est de taille, le morceau est remarquable servi surtout par la voix superbe de Diego Teksuo et effectivement, les sons electro sont bien présents ainsi qu’un passage de voix gutturale mais cela ne choque pas vraiment car le morceau est vraiment excellent.

« Night rider » continue sur cette même lancée, le groupe propose un heavy métal assez rapide mais très mélodique avec un refrain très entraînant (voire commercial), la rythmique est très solide et Anton Emelyanov est un guitariste très talentueux, et on se demande comment il peut arriver à jouer avec autant d’aisance et surtout comment il peut exécuter ce jeu de guitares seul sur scène (à découvrir donc).

« I can do it again » le titre éponyme ramène effectivement le groupe sur le terrain du métal prog (pour ce que je peux en connaître) encore une fois la mélodie est excellente et la structure du morceau est bien construite, seule la voix gutturale peut faire défaut (mais ça c’est mon avis).

Et sur « Sleepwalker », le morceau se veut encore une fois surprenant avec un début bien speed sur les couplets et un refrain plus calme et mélodique, cette fois-ci, ce sont les sons électro qui gâchent un peu la fête, musicalement je pense à Alter Bridge.

Les morceaux s’enchaînent et si j’adhère plutôt à « Dancing spirits » qui reste une ballade métallique musclée qui me fait penser à Evanescence, la dernière partie de l’album en revanche va être un peu plus pénible pour mes oreilles.

Mon cerveau rejette sans doute les sons proposés par le groupe car si on peut encore mettre de côté le « One more days » qui reste de bonne facture où figure en guest Alexander Grata , les titres « Blackout », « Devil’s game » et « Get over crisis » deviennent répétitifs avec l’apparition de ces sons strident et le dernier titre « Time, forward! » n’est pas vraiment concluant avec cette mélodie au piano plutôt stressante, un morceau qui ne m’atteint pas.

Alors la question est de savoir si un fan de heavy métal ou de hard classique va pouvoir accrocher à cet album ?
La réponse est oui car le talent des musiciens et la qualité des compositions sont indéniables et ne peuvent être remis en cause.

Mais vous l’avez compris, personnellement, je pense que ce  » I can do it again » aurait été un superbe album de heavy métal si on y avait pas rajouté ces voix d’outre-tombe et ces sons électro, car je n’en comprend pas l’intérêt et cela gâche certaines compositions (et ce après plusieurs écoutes, mon sentiment reste le même).

Mais c’est le choix du groupe et franchement je ne regrette pas cette aventure, le morceau « Labyrinth » restera sans aucun doute dans le haut de ma playlist de l’année et le groupe y trouvera sans aucun problème son public.

Alors soyez curieux, le détour en vaut la peine !

7/10

Dispo ici :
https://badreputation.fr/OVERWIND-I-CAN-DO-IT-AGAIN

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