RIOT HORSE / Cold Hearted Woman (2018)

« Cataclop cataclop (bruits des sabots), Coucou nous revoilou ! » c’est ce que le groupe m’avait envoyé comme message subliminal pour m’annoncer l’arrivée de leur deuxième opus, quatre ans après un premier album plutôt bon mais qui n’avait reçu que peu de retour sur l’hexagone.

Les premiers extraits sur le net de ce nouvel album m’avait moyennement enthousiasmé mais ne voulant pas passer à côté peut-être d’un album qui vaudrait le coup, je me suis à réécouté le premier opus et la réflexion finale fut de le commander afin d’en avoir le coeur net !
(Je sais, on s’en fout un peu de ma vie mais derrière cette phrase anodine se cache la fameuse réflexion : ne te fie pas à la première impression ).

Et bien dés le premier morceau « Cold hearted woman » j’étais rassuré car le titre est vraiment excellent, le groupe oscillant toujours dans un hard rock seventies et de blues teinté de hard sudiste.

« Moving out of town » continue dans ce même registre un peu entre Lynyrd skynyrd et Led Zeppelin et toujours difficile de croire que ce groupe est issu des pays du nord. L’orgue hammond plane au dessus de cette rythmique efficace avec des solos parfaitement maîtrisés.

Le morceau suivant « My only woman » est une ballade bluesy qui lorgne cette-fois du côté de Thin Lizzy et de Gary Moore et si on ne peut s’empêcher de citer des influences et que le morceau n’a rien de révolutionnaire, force est de reconnaître que Riot Horse a les atouts pour nous donner des frissons, le groupe se fait plaisir et il est réciproque.

Ah oui, juste pour vous dire que le groupe n’a pas bougé d’un pouce et que l’on retrouve Nille Schüttman aux guitares, Andreas Sydow au chant, Joacim Sandin à la basse et Jonas Langebro et les photos du groupe dans le livret montre qu’il est aussi vintage dans son look.

Alors vient ensuite « Glad your name », un morceau bien heavy aux essences blues qui nous replonge à un groupe comme Mountain avec une basse qui ronronne fort, une batterie bien lourde et des guitares psychédéliques, un morceau qui prend la forme d’un duo avec la présence de Desiree Ljungdhal une chanteuse à la voix écorchée (dans le style de Sass Jordan) et pour le coup, c’est vraiment très bon !

Et ça continue avec « Shadows of the moon » où le groupe revient vers un morceau entre stooner et psyché alors que « Damned Whisky » et « Your love is gone »se rapprocheront plus d’un Rival Sons.

Quant à « Down on your knees » au refrain bien sympathique il se rapprochera d’un rock sudiste et « Feel my love » qui termine l’album est un morceau qui mélange agréablement la soul (style Black Crowes) et Led Zeppelin sur le refrain.

les morceaux sont souvent ralentis avec des cassures de rythme sur le refrain ou sur le couplet, la maîtrise des musiciens est parfaite.
On sent que le groupe a travaillé pour finalement proposer des titres assez éclectiques qui permettent d’avoir une respiration sur l’ensemble de l’album.

Avec ce « Cold Heated woman », le groupe passe l’épreuve du second opus sans difficulté en nous proposant un album parfaitement équilibré, qui devrait plaire à tous les fans de hard rock seventies.

Et si les radios françaises qui passent encore du rock pouvaient passer ce genre de groupe, peut-être que Riot Horse rencontrerait enfin un peu de succès (coucou Oui FM et oui, il n’y a pas que Greta Van Fleet dans le style), mais bon je rêve, nous ne sommes qu’en 2019…

7/10

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s