ENFORCER / ZENITH (2019)

C’était la bonne nouvelle de ces derniers mois, la sortie du nouvel album de The Enforcer, un des chefs de file de New Wave Of Traditional Heavy Metal (NWOTHM) qui depuis 2008 nous offre des albums bien speed et mélodique et qui nous ramène aux groupes de notre tendre et dure jeunesse de Hardos boutonneux.

Après quatre années d’attente depuis son excellent album « From Beyond » sorti en 2015 (et avec une géniale reprise de « I Turned Into A Martian » des Misfits sur l’import japonais).
Enforcer a pris le temps de composer ce Zenith qui avec un titre aussi évocateur serait sans doute leur album de référence avec des compositions puissantes et sulfureuses !

Mais dés le premier titre « Die for the devil », le groupe suédois annonce une accalmie étonnante, un morceau mi-tempo qui se rapprocherait plus de Scorpions ou de Saxon des années 80’s. Le morceau est à la limite de sentir le Glam Us de l’époque.

Je conçois que le groupe souhaite avoir des morceaux plus fédérateurs et moins rapides mais le problème c’est qu’ils récidivent avec « Zenith of the black sun », un morceau mi-tempo dans le même style avec des riffs proche de Dio (ou plus lointain Black Sabbath), et si le morceau n’est pas si mauvais que ça (j’en ai écouté des daubes vu mon âge avancé), le problème, réside dans la voix de Olof Wikstrand qui n’a pas vraiment le coffre et le timbre pour ce genre de morceaux et franchement on a l’impression d’écouter Blackrain qui s’essaierait sur un style plus heavy métal.

Heureusement, le groupe enchaîne avec « Searching for you » un morceau bien speed sans oublier d’être mélodique, les guitares reprennent des couleurs.

Mais hélas, le pire reste à venir avec « Regrets » et oui, le titre est bien choisi car quel regret le groupe peut avoir pour nous pondre une ballade aussi pompeuse que celle-ci !
Et pourtant, je peux vous dire que j’adore les ballades même des trucs parfois limites où je dois me cacher pour ne pas être découvert, mais là c’est une catastrophe !
Si Olof n’a déjà pas la voix pour chanter des hymnes à la Dio, imaginez sur les ballades !
Les « oh oh oh » sont interminables, la piano classique est mal choisi, le choeur d’outre tombe (le monstre de Frankenstein leur a rendu une petite visite ?) plombe encore plus le morceau qui en plus est long, très long, on se demande comment les gars ont validé ce titre ?
Et je vous demande de vous arrêter !

« The end of a universe » est un morceau plus heavy et bien meilleur que le précédent (pour faire pire c’est dur mais quoi que…) et Enforcer renoue avec son style de composition bien rodé où les guitares reprennent le dessus avec des changements de rythme soutenu par une basse/batterie efficace où le riff du couplet nous fait penser à Metallica.

« Sail on » est assez surprenant avec ce petit côté rock progressif qui là pour le coup va plutôt bien à Olaf qui nous fait penser un chouia à Rush car on retombe rapidement dans le binaire pour le solo et la suite du morceau.

« One thousand years of darkness » nous replonge dans les années 80’s, un morceau dans un style commercial et qui mélange les genres, glam, heavy et symphonique avec notamment un clavier qui fait figure d’extraterrestre et qui gâche tout (qui à laissé entrer David ?)

« Thunder and hell » enfin un morceau bien speed, voire très speed qui nous fait penser à Raven (pour ne pas évoquer aussi Metallica), ça fait du bien !

Mais voilà qu’arrive le pire du pire avec « Forever We Worship The Dark » où l’on a l’impression d’entendre une parodie d’un morceau de heavy metal, les « oh oh oh » donnent envie de fuir, le refrain est grossier, un ratage complet.

« Ode to Death » commence telle une ballade aux airs de viking puis c’est parti pour un morceau aux grosses influences Maiden, les variations de rythme sont bien amenés, un morceau aux airs de Hymne où l’on retrouve le Enforcer que l’on apprécie.

Le groupe nous offre un dernier titre en bonus « To another world » qui est plutôt sympathique, mi-glam mi-heavy (riff Mötley).

Si le groupe a bien évolué au niveau de la production et des orchestrations, côté compositions, on reste bien en dessous des précédents albums mais le groupe a essayé de proposer autre chose et ils doivent être fiers de ce résultat qui doivent leur sembler plus mature.
Donc tant mieux pour eux, pour ma part ce Zenith est une énorme déception qui va prendre la poussière où qui ira rejoindre le bac des soldes d’un certain magasin.

5/10

ENFORCER est :
Jonas Wikstrand: Claviers / Batterie / Piano
Jonathan Nordwall: Guitares
Olof Wikstrand: Chant / Guitares
Tobias Lindkvist: Basse

Tracklist :
1. Die for the Devil 03:12
2. Zenith of the Black Sun 05:36
3. Searching for You 02:53
4. Regrets 06:00
5. The End of a Universe 04:19
6. Sail on 03:03
7. One Thousand Years of Darkness 04:12
8. Thunder and Hell 04:50
9. Forever We Worship the Dark 05:27
10. Ode to Death 06:56

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