Wrecking Crew / Fun in the Doghouse (2019)

Grosse surprise de la part du label Bad Reputation avec la réédition de l’unique album de Wrecking Crew sorti en 1993 !

Wrecking Crew se forme à Sidney en Australie pendant l’année 1987 et rapidement le groupe se forge une solide réputation en pratiquant un hard rock torride. Le groupe joue dans différents clubs connus mais la sortie tardive d’un single en 1992 et de l’album en 1993 ne rencontre pas le succès escompté. Nous sommes à l’époque du grunge et les labels se désintéressent complètement de ce genre musical.
Et pourtant cet album produit par Kevin Shirley (Journey, Joe Bonamassa, Aerosmith, Rush, Iron Maiden…) vaut vraiment le détour.

Depuis 2017, le groupe s’est reformé et Bad Reputation cherche à le signer. Après avoir réglé des problèmes juridiques, Bad Reputation a pu récupéré les droits de l’album, pour enfin rééditer cette bombe musicale qui en plus est remasterisé avec 3 titres bonus au compteur.

Bad Reputation nous présente Wrecking Crew comme un groupe jouant un hard rock avec une touche de blues et de funk et bien c’est exactement ça !

Mais voyons cela de plus près en décryptant l’album morceau par morceau :

L’album s’ouvre avec « Welcome to the circus » qui va d’entrée ravir les fans de hard Us des années 80’s mais aussi les fans qui apprécient le rock fusion car il y a incontestablement du Funk dans le heavy de Wrecking Crew et ça nous ramène au cultissime premier album de White Trash sorti deux ans plus tôt.

Mais dés le deuxième titre, on change de registre et « Ten cent lovin » nous ramène sur les terres bluesy de Great White, d’ailleurs la voix de Dave Wilkins n’est pas sans rappeler Jack Russell et musicalement, la base rythmique fait un petit clin d’oeil à « Rock me ».
Mais rien que sur ces deux titres, on sent l’énorme potentiel du groupe, ça envoie sévère et la performance du guitariste Brent Dehn s’annonce exceptionnelle !

« Stay » va continuer dans ce sens, un morceau pêchu et mélodique qui groove !
Ce titre fut choisi à l’époque pour sortir en single et en vidéo, on rejoint le genre musical de Tesla ou même Stryper (période Against the law), un morceau efficace et entraînant.

Mais avec « Sister mercy » on monte encore d’un cran, ce morceau est impérial, les riffs soutenus par un batteur bien groovy (qui est loin de faire de la figuration) et avec une basse qui ronronne à mort, il y a une part de glam Us dans ce morceau et on peut imaginer que si il avait été joué par Mötley Crüe à l’époque, il ferait partie de leurs incontournables, c’est vous dire o’combien le morceau est savoureux !

Avec « She Wants love », on retrouve ce côté fusion au tempo irrésistible qui vous fera penser encore (et tant mieux) à White Trash. Le groupe en plus, à rajouter des cuivres et le chanteur a également quelques réminiscences vocales à Dave Alvin.
Et si vous touchez un peu votre bille en musique, vous savez très bien que pour jouer ce genre de musique fusion, il faut être bon, voire très bon et bien c’est le cas pour ces trois musiciens qui sont vraiment impressionnants (et je vais me répéter) avec un guitariste qui est époustouflant !

Et on continue avec « Do what you do » et « Going down , encore deux morceaux de haute volée, un hard rock bluesy proche de Great White avec une puissance au niveau riff et rythmique que ne renierait pas Tyketto (période Don’t come easy).

« Haunted » le genre de titre qui va faire des heureux, un solo appuyé par un orgue hammond, puis ça repart tranquille avec ce hard bluesy et ça monte crescendo avec un refrain toujours aussi efficace, tout le groupe envoie ce qu’il peut, explosif !

« Outta love » un morceau avec une rythmique assez originale, avec des riffs syncopés avec la caisse claire, un morceau qui révèle être plus musical que chanté, c’est vraiment la rythmique qui fait le morceau et qui permet encore au gratteux un solo de fou-furieux.

Avec « Soul train » le dernier titre, on le souhaitait et ça repart pour notre plus grand plaisir du côté du hard fusion, un morceau euphorisant soutenu par les cuivres, Festif !

Mais ce n’est pas fini car avec cette réédition, Bad Reputation nous a gratifié de 3 titres inédits qui valent le détour.

Tout commence avec « Round and round » (non ce n’est pas la reprise de Ratt), ou le groupe est encore une fois très habile pour mélanger funk et blues.
« Keep the dream alive » un morceau joué en partie en acoustique et qui pourrait se rapprocher du groupe Extreme.
Puis le petit dernier que j’adore, « Hell to pay » un morceau bien speed, efficace à souhait et qui nous fait penser au Dieu Eddie Van Halen que le guitariste Brent Dehn a dû s’abreuver pendant toute son enfance.

Verdict :
Cet album est véritablement une réussite entre hard bluesy et hard fusion, les mecs avaient trouvé l’alchimie parfaite.
On sent cette liberté avec un groupe qui s’est fait vraiment plaisir en jouant ce qu’il avait envie de jouer et c’est ce qui donne au final des compositions solides, fluides et éclectiques !

Et Bad Reputation a bien raison de travailler cet album comme une nouveauté car on ne vous a pas tout dit mais Wrecking Crew est actuellement à l’écriture de son second album !

Incontournable !

9/10

ps : A noter la superbe pochette de Mark Wilkinson !

Wrecking Crew est :
Dave Wilkins : chant
Brent Dehn : guitares
David Anthony Reynolds : basse
Gary Synnerdahl: batterie

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