SPREAD EAGLE / SUBWAY TO THE STARS (2019)

C’était l’énorme nouvelle tombée depuis quelques mois sur leur page Facebook, l’annonce d’un nouvel album de  SPREAD EAGLE en 2019 !

Ce groupe issu de New York qui a sorti son premier album en 1990 et à récidivé deux ans plus tard avec « Open to the public » était tout simplement énorme et méritait amplement de connaître le succès.
Son style qui flirtait entre Sleaze et heavy metal était à tomber par terre avec un groove que n’aurait pas renié Aerosmith !

Si le groupe s’était reformé à l’occasion de quelques concerts depuis quelques temps, nous étions dans l’attente que le groupe revienne au premier plan et 26 ans après leur dernier opus, l’album était annoncé en août  je trépignais d’impatience !

Côté musiciens, on ne retrouve pas tout fait le line up d’origine, tout d’abord les musiciens d’origine, j’ai nommé Ray West au chant et Rob De Luca à la basse (oui c’est bien lui au sein d’UFO) et puis les petits nouveaux Ziv Shalev à la guitare et Rik De Luca (c’est donc son frère) à la batterie.

Alors juste une petite parenthèse, mais à lire toutes les reviews de ce « Subway to the stars » qui sont toutes dithyrambiques (et c’est vraiment génial) je me pose des questions et je me demande où étaient passés les oreilles de ces putains de journalistes spécialisés dans la musique rock de l’époque ?

Car que l’on veuille ou non, si l’heure de gloire du grunge arrivait au début des années 90’s, rien n’empêchait la presse de leur reconnaître ce talent incroyable. Tout le monde n’avait pas retourné sa veste (pleine de patchs ?) pour se convertir en Nirvana Preacher ?

C’est vraiment un énorme gâchis car les journaleux aujourd’hui parlent d’un simple album, mais ce n’est pas un simple album, ces mecs auraient du sortir des dizaines d’albums, c’est ça le putain de vrai  problème !

Nous sommes en 2019 et c’est bientôt la fin de pleins de groupes aussi talentueux que Spread Eagle, en cause le monopole de cette industrie musicale de merde !

Passé ma colère, il est temps de se poser sur cet album car je n’avais pas écouté le moindre titre sur internet.
J’adore (vous le savez si vous suivez mes reviews) pour ce genre d’albums que j’attends, l’acheter et le découvrir comme au bon vieux temps.

Le métro New-Yorkais a inspiré nos rockeurs et c’est donc la trame (oh!) de cet album qui s’intitule : Subway to the stars.

L’album justement s’ouvre sur le morceau éponyme et on constate que le groupe même en étant un peu moins speed est toujours aussi prenant.
Et je peux vous dire que l’album a tourné plus d’une vingtaine de fois sur ma platine et que j’adore toujours ce morceau d’ouverture.
Alors ok, la voix de Ray West est un peu plus grave qu’auparavant, pas de soucis, le groupe assure toujours autant.

« 29th of february » assez sleaze dans l’esprit est également un vrai plaisir, l’entrée avec le chant sur la basse/batterie est une excellente idée, la guitare arrivant juste après, on tape immédiatement du pied et le « pont » plus cool fait l’effet escompté.

On peut également souligner la production qui est parfaite.

Arrive ensuite « Sound of speed » titre choisi pour promouvoir l’album et on peut dire que la température monte encore d’un cran.
Ce morceau et pêchu et mélodique et nous rappelle les deux premiers albums, et à noter que le p’tit nouveau à la gratte Ziv Shalev envoie sévère.

« Dead air » quant à lui surprend pour son démarrage heavy et la suite qui devient beaucoup plus rock moderne, les guitares sont toujours autant maîtrisés avec ce côté arabisant, vraiment intéressant.

Puis déboule à toute vitesse « Grand scam » un morceau avec un côté punk/sleaze que Buckcherry ne renierait certainement pas, niveau guitares, c’est toujours le feu et la basse/batterie fait encore une fois des étincelles.

les deux titres suivants , « More wolf than lamb » qui est un morceau heavy assez lent et « Cut Trough » un titre plus rapide me font vraiment penser à Metallica, sauf le refrain de ce dernier qui reste mélodique, on peut dire que le mélange des genres est vraiment réussi.

« Little serpentina » est un morceau assez lent avec une base assez heavy avec encore une fois une basse omniprésente qui ronronne fort, on se laisser bercer par les riffs et les solos, surtout après la fin du refrain, lorsque la guitare prend le relais, un morceau qui sort du lot et rend l’ensemble de l’album vraiment bien équilibré.

On repart avec « Antisocial Butterfly » qui alterne entre sleaze rock sur le couplet et pop rock pêchu sur le refrain, encore un morceau qui fait mouche !

« Gutter Rhymes For Valentines » continue avec grande surprise dans ce style pop rock, on pense à Manic Street Preachers et niveau guitares, c’est toujours aussi flamboyant.

L’album se termine par une superbe ballade qui nous ramène aux années 80’s « Solitaire », guitare acoustique, voix, jouissif !

Le retour de SPREAD EAGLE est une réussite totale, un album maîtrisé de bout en bout avec des compositions hyper bien ficelés joués par des musiciens confirmés et talentueux.

Merci les gars pour ce cadeau !

9/10

SPREAD EAGLE est :
Ray West – Chant
Rob De Luca – Basse, Chant
Ziv Shalev – Guitares
Rik De Luca – Batterie

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