BOB KULICK / SKELETONS IN THE CLOSET (2017)

La récente disparition de Bob Kulick en mai dernier à l’âge de 70 ans m’a fait ressortir son unique album solo sorti en 2017 contenant des morceaux issus de ses groupe Skull et de Murderer’s Row mais aussi des morceaux inédits joués par une pléiade de musiciens renommés.

Bob Kulick était un musicien de studio réputé et il aura joué sur de nombreux albums mais surtout Il faut se rappeler que dans les années 70’s, Bob Kulick auditionne pour être le lead guitar de Kiss et si au final il n’est pas retenu au profit de Ace Frehley, il va se lier d’amitié notamment avec Paul Stanley et interviendra sur plusieurs albums quand le groupe aura besoin de ses services.

On voit apparaître enfin son nom sur l’album solo de Paul Stanley en 1978 où il démontre ses grandes qualités de guitariste.

Et en 1989, lorsque Paul décide de faire une petite tournée dans les clubs pour revenir à ses racines loin des grandes salles et des stades, il fait de nouveau appel à lui et si vous avez la chance d’avoir écouté un des « bootleg » de cette tournée, Bob Kulick est étincelant sur chaque morceaux.

En 1990, le nom de Bob Kulick revient sur le devant de la scène avec son groupe Skull et l’album « No Bones About It ». Un album d’une grande classe avec un chanteur absolument impérial se nommant Dennis St. James.
Si l’album est une réussite, l’album ne va pas rencontrer un grand succès, comme tout le monde le sait, à cette époque, le hard us n’est plus à la mode.

Et ce n’est qu’en 1996 que Bob Kulick revient une nouvelle fois avec un nouveau groupe au nom de Murderer’s Row où l’on retrouve au micro l’ex Giuffria David Glen Eisley. Mais cet album sera leur unique réalisation.

En 2018, on retrouve dans les bacs un album de SKULL, intitulé Skull II (Now More Than Ever) qui représente « ce qui aurait pu être » le deuxième album de Skull. Il comprend 14 pistes de studio originales inédites constituant la totalité d’un album «perdu» ainsi qu’une abondance de démos remontant aux toutes premières étapes de l’histoire de l’enregistrement du groupe. Un must pour les fans de l’époque !

Mais revenons maintenant à cet album « Skeletons in the closet » qui débute avec « Rich man » un morceau bien heavy et un refrain à la sauce hard us 80’s avec Rudy Sarzo à la basse et Vinny Appice à la batterie et Todd Kerns (the conspirators) au chant.

Ca enchaine avec « Not before you » avec Robin Mc Auley et ce titre ressemble légèrement à Kiss. On pense aux compositions des années 80’s chantés par Gene Simmons.

S’ensuit un titre bien lourd, un heavy qui nous fait penser au « Destroyer » de Twited Sister, ça tombe bien car c’est Dee Snider qui prend la place au micro, un morceau particulièrement réussi.

La production sans être exceptionnel tient bien la route et Bob Kulick nous envoie de sacrés brûlots sans en rajouter (l’assurance d’un grand guitariste).

On passe alors à une étonnante reprise de « Goldfinger » et une étonnante surprise d’entendre de nouveau Vic Wright (Tokyo Blade, Johnny Crash), et au final c’est plutôt pas mal.

Ca continue avec un des meilleurs titres de l’album « Player » emmené par
Andrew Freeman (Last in line), l’ensemble nous fait penser à House Of Lords.

Et c’est dommage que l’album ne continue pas sur ce même rythme, en effet, Bob Kulick a décidé d’enchaîner sur des titres de Murderer’s Row avec tout d’abord « India » qui n’est pas le meilleur morceau du groupe, tout comme le morceau qui donne le nom à l’album « Skeletons in the closet » et personnellement je ne suis pas un très grand fan de la voix de David Glen Eisley.

Un troisième titre (inédit à priori) et qui se veut être le meilleur des trois sans véritablement convaincre. « Can’t stop the rock » est un bon morceau aux allures de hymne mais tant de groupes ont tellement fait mieux.

L’album va se terminer avec deux excellents titres issus de l’album de Skull :
« No Bones About It », tout d’abord l’excellent « Guitar commandos » qui permet d’entendre les deux frangins s’échanger les parties de guitares et puis le superbe « Eyes of a stranger » (qui nous fait penser encore une fois à Kiss, un titre percutant à souhait.

Ce « Skeletons in the closet » reste donc dans l’ensemble un bon album mais qui aurait mérité de posséder que des morceaux inédits.
Les deux titres de Murderer’s Row sont vraiment de trop, ils plombent la dynamique et donne cette impression d’albums mi-figue mi-raisin.

Cela étant il mérite toutefois de figurer dans toutes collections de fans de hard US, avis aux amateurs !

6/10

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