ROX / ROXSTARS (2019)

Cela faisait des années que j’attendais la réédition de l’album de Rox « Violent Breed »sorti en 1983. Cet album faisant partie de mes albums glam fétiches, le genre de groupes de série B que j’affectionne tant !

j’avais espéré que sur la réédition apparaîtraîent en bonus les 4 autres morceaux inédits, paru sur les 2 maxi 45t avec leur premier chanteur Sebastian Kozak remplacé par Mark Savage sur le LP.

Et lors de mes recherches journalières sur les éventuelles rééditions, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur ce nouvel album de Rox intitulé « Roxstars » qui reprenait en grande partie les titres de « Violent breed » et deux des titres des maxis.

Lorsque je reçus l’album, une deuxième surprise m’attendait à la lecture du livret, il s’agissait bien d’un nouvel album avec de nouvelles versions et le groupe était composé dorénavant des 3 membres originels : Paul Diamond et Red hot red aux guitares et de Sebastian Kozak le premier chanteur. Point de bassiste, ni de batteur attitré, Red hot red s’étant occupé de la basse, du drum programming (Aïe !) et des claviers.

Vous imaginez donc les différents sentiments que je pouvais ressentir, entre la joie d’avoir enfin cet album de Rox entre les mains et la peur d’être terriblement déçu et de na pas accrocher à ces nouvelles versions.

allez c’était parti en appuyant sur la touche play !

« Violation of applicable laws » ouvre l’album (alors que c’était le dernier titre sur l’album initial), et on peut dire que cette nouvelle version est plutôt réussie, la production reste assez claire mais garde malgré tout cet esprit des années 80’s avec notamment le son des guitares. Leur glam rock made in england sur ce titre n’a pas bougé et musicalement on peut aisément rapprocher Rox de Wrathchild .

On continue avec « Rich Bitch » un nouveau titre bien entraînant et plutôt réussi même si on se rend vite compte que Sebastian Kozak est assez limité vocalement.

« Hot love in the city » était un morceau sorti en 1982 sur le premier maxi 3 titres du groupe et n’avait pas été retenu sur l’album. Cette nouvelle version bien qu’un peu en dessous de l’original tient la route, le seul reproche, c’est que ce titre est un peu trop répétitif et que les choeurs sont poussifs.

Arrive ensuite « Say goodbye to love » un de mes morceaux préférés à l’époque, pour cette nouvelle version, le rythme est un peu plus lent mais surtout on se demande pourquoi le groupe n’a pas pris un vrai batteur parce que sur ce titre les cymbales et le charleston sont vraiment excécrables, pourquoi en avoir mis autant, si tu es un vrai batteur et tu joue en mettant autant de cymbales crash, tu te prends une guitare dans la tronche !

« American queen » est un nouveau titre, sympathique mais encore trop répétitif et on a l’impression d’entendre un mauvais morceau de Def Leppard.

On arrive au titre qui donne son nom à l’album « Roxstars » et d’entrée de jeu, les claviers font mal à la tête, ça sonne vraiment mauvaise production et la « Drum programming » devient encore insupportable, le titre le plus faible de l’album.

Ca continue avec un nouveau titre « Love me like you mean it » qui lui est vraiment bon, un morceau glam par excellence !

On arrive au cultissime « Hot on your trax », le morceau qui a tourné des centaines de fois sur ma platine et que je mettais systématiquement sur les K7 de Glam/heavy que je filais aux copains et le résultat est vraiment décevant, cette nouvelle version est ratée, le rythme est moins rapide, la tonalité est en dessous et sur le refrain justement, on baisse d’intensité au lieu de monter et la « fausse » batterie fait vraiment brouillon, alors pourquoi vouloir rajouter autant de roulements et de cymbales, quel dommage !

On retrouve ensuite le deuxième titre qui figurait sur leur premier EP « Do ya feel like lovin », la reprise passe plutôt bien, pas trop de rajouts superflus sur ce morceau bien entraînant qui se rapproche une nouvelle fois de Wrathchild.

Et on arrive à un des meilleurs titres du groupe, « Love ya like a diamond » qui ouvrait l’album et cette nouvelle version n’est pas mal, ce qui est dommage c’est que Kozak n’arrive pas à mettre plus de hargne notamment sur la fin des couplets et surtout sur la fin du refrain, ça tombe à l’eau surtout lorsque l’on connaît le morceau par coeur.

L’album se termine avec un nouveau titre « If it rox it’s rock’n’roll » excellent titre mais la voix de Kozak semble être trop faible ou trop en retrait.

Alors voilà, si je suis très heureux de ce come-back, je suis en revanche très déçu du résultat et j’en ressens une grande frustration. Car la présence d’un vrai batteur était indispensable et je suis désolé pour Sebastian Kozak mais il n’est pas à la hauteur sur la plupart des morceaux (il a en revanche composé tous les titres avec Red et Diamond). Mark Savage n’était pas non plus un grand chanteur mais il avait le mérite d’être plus percutant et puissant, ce qui donnait un aspect plus glam/heavy et déjà à l’époque j’avais préféré son chant plutôt que celui de Kozak qui, sur les EP était déjà très limite.

Alors si vous ne connaissiez pas ROX et que vous êtes un fan de groupes de Glam et de Hard Us de type Black’n’Blue, vous pourrez aisément trouver du plaisir à l’écoute de cet album et si vous êtes un vieux fan comme moi, vous serez plutôt attiré à ressortir votre bon vieux vinyl craquant.

5/10

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