THE STRUTS / STANGE DAYS (2020)

3ème album pour The Struts avec ce Strange Days, et ses dix titres enregistrés en dix jours pendant cette pandémie lié à la Covid19.


On peut dire que le petit groupe de Derby a bien grandi en l’espace de deux albums et surtout grâce à d’excellentes prestations scéniques dans le monde entier. Sur scène,Le groupe vous embarque dès les premières minutes, Luke Spiller étant une véritable bête de scène, charismatique, talentueux avec une voix qui ne bouge pas d’un octave pendant toute la durée du concert.
Sa voix étant un croisement magique entre Noddy Holder (Slade) et Freddie Mercury.

La force du groupe est de composer des titres qui sont pour La plupart destinés pour le show et c’est ce qui donne cette énergie folle à chaque concert.


Si leur premier opus était une véritable petite bombe de Glam Power Pop, pour leur deuxième opus « Young and dangerous », il m’a fallu obtenir l’import japon qui contenait deux brulôts indispensables pour être totalement séduits (« 21st Century Dandy » et « One Night Only »).


J’attendais donc avec impatience ce nouvel album et la première surprise fut le single réalisé en duo avec Robbie Williams qui donnait le nom à l’album : Strange days.

Ce titre est un véritable bijou mélodique avec une ligne de chant subtile et travaillée, ce genre de ballade pop avec un refrain qui s’envole, une belle réussite avec ce duo qui fait office d’introduction à ce « Strange days ».


le deuxième titre « All dressed up » revient au style Glam 70’s qui leur va si bien, raffraîchissant !


Vient ensuite la reprise du superbe titre de Kiss « Do you love me », la version me rappelle celle du groupe GIRL (Avec Phil Collen et Phil Lewis) sorti en 1980.
Serai-ce Phil Collen qui aurait suggéré de reprendre à nouveau ce titre du baiser datant de 1976 sur l’album « Destroyer » ?


Car justement, la coincidence est de taille avec le morceau suivant « I hate how much I want you » puisque l’on retrouve justement le guitariste Phil Collen et le chanteur Joe Elliott de Def Leppard venu prêter main forte sur ce morceau Glam Rock digne de Slade ! De grosses guitares et un gros refrain tel un hommage au groupe de créateurs d’hymnes tel que « Mama Weer All Crazee Now » ou « Cum feel the noize » ! Un excellent titre mais trop court à mon goût !!


Arrive ensuite « Wild child » un morceau bien heavy avec comme guest Tom Morello le guitariste de Race Against The Machine. Une rythmique bien lourde toujours axé seventies qui nous rappelle Mountain ou Cream.
Avec le morceau suivant « Cool », on se retrouve en plein délire « Rolling Stones », un morceau sympathique (for the devil) qui nous fait deviner que le groupe a du écouter pas mal d’albums pendant le confinement et que les influences se font bien ressentir sur chaque titre, c’est en tout cas mon ressenti.


Ca enchaîne avec « Burn it down », une superbe ballade aux essences Rock sudiste qui se rapproche fortement des Black Crowes.
On change d’atmosphère avec « Another hit of show manship » avec la participation d’Albert Hammond Jr. guitariste de The Strokes, un morceau Pop/New wave plutôt gentil et qui est le morceau le plus faible de l’album.
« Can’t sleep » heureusement relève le niveau car tout en étant très pop sur le couplet, il est beaucoup plus rock sur le refrain, un titre qui n’est pas exceptionnel mais qui révélera sans aucun doute tout son potientiel en live.


L’album se termine avec « Am I Talking To The Champagne (Or Talking To You) » un morceau encore une fois qui se plonge dans l’univers des Rolling Stones, le groupe a dû écouter l’album « It’s only Rock’n’roll » en boucle où figure notamment le superbe « Fingerprint File ». Le groupe mélange les genres avec brio en ajoutant un soupçon de soul, de blues et de reggae, un morceau très agréable à écouter avec cette basse qui ronronne et ce saxophone bien exploité.


Pour conclure, « Strange Days » est un album plutôt réussi, il faut comprendre que si le groupe prend une tournure beaucoup plus rock sur scène, il reste très éclectique sur ses albums, ce qui laisse une ouverture pour de nombreuses personnes qui pourront adhérer à leur univers, certains diront sans doute que c’est dans un but commercial, pour ma part, je pense que le groupe regorge d’influences diverses.


Cependant, l’album aurait du comporter au moins deux titres supplémentaires puissants pour clôturer ce « Strange days » pour en faire un véritable feu d’artifice musical car les trois derniers morceaux n’ont pas la même carrure que le reste de l’album (finalement c’est le même dilemme rencontré avec l’album précédent).


Et le problème principal de « Strange Days vient surtout de la production qui a utilisé un son saturé sur toute la durée de l’album. Si cela se révèle pultôt efficace sur les titres les plus heavy, cela nuit aux autres titres qui auraient dû bénéficier d’un son bien plus clair.


Mais malgré ce petit défaut, « Strange Days » reste un album très agréable à écouter et on espère découvrir d’ici quelques mois les nouveaux titres en live, ainsi nous verrons leurs véritables potentiels !


7/10

https://www.youtube.com/watch?v=j5e8C1nhe_s

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