GIN LADY / MOTHER’S RUIN (2013)

Le premier album de Gin Lady m’avait totalement séduit et ce deuxième album de nos suédois est arrivé bien vite après leur premier opus, les ex Black Gonzo ont mis moins d’un an pour réaliser ce double album qui au total contient 17 morceaux.

Et si le groupe continue dans l’excellence, il s’éloigne du rock progressif pour évoluer vers un rock sudiste, voir rock tout court.

Tout commence avec « Mother ‘s ruin » qui ouvre l’album, un boogie psyché qui ne laissera pas insensible les fans du Quo de la période Piledriver.

Puis on se retrouve de l’autre côté de l’Atlantique avec «Shine on » qui se pose tranquille avec son super riff et ses guitares qui s‘envolent avec le refrain, un titre planant et efficace.

La présence des cuivres et notamment du saxo sur « High flyer » donnent aux morceaux un côté blues voire jazzy, on pense à l’album White trash d’Edgar Winter. « learning how to live » » ballade dans un style psychédélique est une rencontre entre les Doors et Blue Oyster Cult.

« Den of wolves » nous replonge dans le rock sudiste et l’on songe à Lynyrd skynyrd et autres consorts. Un morceau bien roots où cette fois-ci c’est un harmonica qui s’avère être très efficace et qui monte le titre d’un cran au dessus.

Avec des titres comme « I head for the mountains », « All because of you », « Listen what I say » on a vraiment l’impression d’écouter un grand du rock américain, le travail des guitares de Joakim Karlsson est impressionnant ainsi que le travail de Klas Holmgren aux piano et à l’orgue hammond s’avère d’une grande créativité.

« Oh sweet misery » ballade au effluves psychédéliques est délicieuse, la voix de Magnus Kärnebro sur le refrain ressemble étrangement à la voix de Jack Russel de Great White.

Le deuxième cd redémarre sur la même intensité que le premier avec « Rockin horse » un Boogie psyché qui me rappelle « Mean girl », avec un piano endiablé qui plaira autant au fans du Quo qu’à ceux de Diamond Dogs.

« Superlove » revient à la mode sudiste, une mélodie originale (je pense à Angel sur le couplet, mais où vais-je trouver tout ça ?), un refrain juste génial, que dire de plus…

Surtout que Gin Lady se permet juste après, de nous proposer un des meilleurs titres de l’album qui s’intitule « ragged man blues », un morceau grandiose qui permettrait de figurer parmi les grands titres des seventies, un must !

« Lipstik woman » un morceau excellent à tendance Glam Rock, entre T.rex et Alice Cooper avec le riff très légèrement inspiré de « No more mister nice guy ».

« Someday » plus lourd avec son riff et sa rythmique vous envoute une nouvelle fois, « Thunder & lightning » et ses envolées de guitare, la rythmique avec une basse qui groove et qui ronronne, l’orgue hammond omniprésent et un refrain toujours aussi bon.

« Big bad wolf » blues qui sent le bayou termine d’une façon définitive ce merveilleux voyage.

Il est bien difficile de faire le choix parmi les morceaux car tout l’album est homogène et Gin Lady nous offre un disque tout simplement parfait.

Un deuxième album compact et plus diversifié, Gin Lady s’affirme comme un grand groupe de rock tant le résultat est bluffant et époustouflant !

A posséder Absolument !

10/10

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