ALICE COOPER / PARANORMAL (2017)

Un nouvel album d’Alice Cooper, non mais vous vous rendez compte ! Nous sommes en 2017 et le père Alice sort son 27ème album studio incroyable non ?

Juste pour vous dire que j’ai découvert Alice en 1980 et que je l’ai vu en concert pour la première fois en 1982 (pendant la tournée Special Forces) et j’adore pratiquement toute sa discographie.

A plus de 69 ans, le maître nous gratifie donc d’un nouvel opus et il sera en tournée dans toute l’Europe en 2017 avec notamment deux concerts en France !!

Pour certains artistes je n’écoute pratiquement plus de titres sur Internet et j’attends patiemment la sortie de l’album, de l’acheter physiquement pour l’écouter sur ma chaîne hi-fi (comme à l’époque), et trouver le moment adéquat pour le déguster tranquillement (en gros pour être sûr que personne va venir m’emmerder).

Le digipack de ce nouvel album contient 2 cd’s. Sur le cd 1, 10 nouveaux titres et sur le cd 2, deux nouveaux titres qui sont écrits et joués par le Alice Cooper band original suivi de 8 titres (des classiques) joués live tiré d’un concert à Colombus en mai 2016.

Lorsque j’introduis le cd dans la platine, j’ai une petite surprise en découvrant la durée du premier disque, à peine 35 minutes, je me demande bien pourquoi les deux nouveaux titres qui sont sur le cd 2 ne figurent pas sur celui-ci en bonus track ?

Passé cette incompréhension en ouvrant le livret, une très bonne nouvelle, l’album est produit par son vieil ami Bob Ezrin (cela nous rappelle toujours de très bons souvenirs) et concernant l’écriture des compositions, on peut retrouver Tommy Denander (qu’on ne présente plus ou si vous avez une heure de libre, vous pouvez consulter son Cv sur Wickipédia). D’autres noms comme Roger Glover, Bob Ezrin, Tommy Henriksen et bien sur Dennis Dunaway et Neal Smith se rajoutent à la liste.

Le premier titre « Paranormal » ouvre le bal (de l’horreur) et nous ramène au Alice Cooper que j’aimais découvrir au début des années 80’s, sans vraiment d’étiquettes de hard rock ou de hard Fm, un morceau entraînant et mélodique.

« Dead flies » est un délice (court) avec un riff et une rythmique qui nous rappelle un certain Jimi Hendrix, on s’aperçoit assez rapidement du travail accomplit entre Alice, Bob et Tommy qui mélange d’une façon subtile le style seventies au rock plus moderne.

« Fireball » riff en avant, orgue hammond, caisse claire puis Tom Basse, et la basse solide qui soutient le tout, l’ambiance est « Alicienne » (et pas encore malsaine) le couplet d’entrée vous séduit, le jeu de guitare est explosif ,un morceau aux accents power pop irrésistible !

« Paranoic personnality » nous ramène à l’époque de Go to Hell, un riff et une basse qui ronronne du tonnerre, un morceau délicieux, le travail sur ce morceau est génial, les choeurs sur le début de chaque couplet avec Alice et sur le refrain, c’est énorme !

« Fallen in love » on reconnaît de suite la guitare de Billy Gibbons, quel groove ! (et quel solo pour finir). Un morceau de pur rock à la sauce sudiste.

« Dynamic road », On adore quand Alice nous raconte des histoires, un morceau au style « Western » qui est un vrai délice, les choeurs qui suivent l’histoire an parlant puis avec le petit riff finement amené qui vous rappellera un vieux titre, bref il y a pleins de petits délires, difficile à décrypter sur une chronique.

« Private public breakdown » son riff puissant me ramène à un titre comme « Department Of Youth », pas grand chose à dire, c’est du grand Alice !!

« Holy Water » avec ses cuivres et son côté cabaret est festif et entraînant, un titre qui devrait passer en boucle à la radio, ça donnerait la patate à certains !

« Rats » qui enchaîne est un morceau rock’n’roll à 200% et on retrouve le Alice Cooper band original sur ce titre accompagné toujours de Tommy Henriksen, Tommy Demander et de Bob Ezrin, les mecs ont dû vraiment s’éclater !!

L’album se termine par « The sounds of a » composé par Alice et Dennis Dunaway, un morceau à l’atmosphère psychédélique qui nous rappelle instinctivement le « Black Juju » de Love it to death, remarquable.

On attaque donc le 2ème cd avec « Genuine american girl » qui veut donc la réunion au niveau composition et musical du Alice Cooper band original et le résultat est un morceau power pop aux accents sixties bien sympathique et puis vient « You and all of your friends » qui est un morceau rock toujours aussi frais et entraînant avec une introduction qui nous rappelle les moments d’antan et des solos de fous tenus par l’immense Steve Hunter (oui il l’a gardé pour la fin).

Au final, une réunion particulièrement réussie (même si on aurait souhaité un album complet), le cd se poursuit avec 6 titres en live particulièrement bien exécuté, les titres sont « No more mr. noce guy », « Under my wheels », « Billion dollar babies », « Feed my frankenstein », « Only women bleed » et « school’s out ».

Au-delà de ce que j’ai évoqué en début de chronique, ce nouvel album d’Alice (en 2 cd’s) est une énorme réussite, sans aucun temps mort avec des titres éclectiques, en soulignant de nouveau un travail remarquable sur les compositions et une production digne d’un grand Bob Ezrin.

Ce « Paranormal » est un immense panard, un album particulièrement jouissif et comme dirait Jean-Pierre Marielle : « Ah ! Nom de dieu de putain de bordel de merde !

9/10

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