SANHEDRIN – The poisoner (2019)

Après un excellent premier album « A Funeral For The World » (ne passez pas à côté de titres comme « Riding On The Dawn ») sorti en 2017, le groupe originaire de New York récidive en ce début d’année avec son nouvel opus intitulé « The Poisoner ».

Le trio composé de Erica Stoltz au chant, de Jeremy Sosville aux guitares et de Nathan Honor à la batterie nous avaient effectivement bluffé avec son heavy metal classique certes mais terriblement efficace avec comme principales influences Black Sabbath et Judas Priest.

Le groupe nous offre à nouveau huit titres brûlants d’énergie qui me rappelle de nombreux groupes de heavy métal dans les années 80’s où les étiquettes n’existaient pas, seul le mot de heavy metal était évoqué, point !

A l’instar du premier album, Sanhedrin décide d’ouvrir l’album avec un titre lourd au titre évocateur de « Meditation » et on ressent tout de suite cette rythmique solide avec une basse/batterie implacable et surtout ce son son clair et sec qui ne montre aucun artifice, non c’est brut de coffre.
Et à part une deuxième guitare qui est joué sur la rythmique de certains morceaux, le groupe ne triche pas et on sait que scène, cela ne manquera aucunement, la rythmique fera son travail comme il se doit.

Avec « Wind on the storm » le groupe monte d’un cran et ce morceau épique est franchement jouissif, la voix de Erica est vraiment à part, entre une voix légèrement aiguë et éraillée, elle impose une marque de fabrique sans en faire des tonnes, ça semble naturelle et c’est peut-être la raison de l’engouement de ce groupe qui nous entraîne dans son univers musical sans difficulté.

Si « Blood from a stone » continue sur ce heavy métal puissant avec un tempo rapide mais pas trop, juste ce qu’il faut, le titre suivant « The poisoner » est une sorte de ballade épique qui monte crescendo avec la voix de Erica qui prends toute sa puissance et qui par moment a des intonations vocales à Bruce Dickinson.
Le Break sur la fin du morceau monte le niveau encore d’un cran, quelques minutes supplémentaires n’auraient pas été de trop…

« The getaway » est un morceau mi-tempo heavy et mélodique à la fois, le groupe sait écrire des compositions riches et variées tout en restant simple et carré.

C’est la force des grands groupes car « For the wicked » avec un tempo plus rapide va vous prendre aux tripes avec cette rythmique qui devient violente et une basse volubile où l’on pourrait entendre un Lemmy aux commandes !

Si on pouvait craindre un titre un peu en dessous des autres, il n’en est rien car « Saints and sinners » l’avant dernier morceau réussi à nous ensorceler une fois de plus, avec des musiciens précis qui maîtrisent à la perfection leurs instruments et qui sont redoutables d’efficacité sur chacune de leurs interventions (écoutez simplement Nathan Honor frapper sa cymbale ride).

« In from the outside » qui clôture l’album est encore une réussite totale, ce titre épique, long de plus de 7 minutes est splendide, où la voix de Erika me fait penser cette fois à Jodee Valentine de Thunderstick (oui je sais, je prends des substances depuis longtemps).

Certains morceaux du groupe sonnent littéralement comme des classiques du genre, on peut tout simplement que s’incliner devant un tel album !

Sanhedrin réussit en deux albums à s’imposer comme un des leaders de la scène américaine de heavy métal.

Chapeau bas !

9/10

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